CCS : l'étude de territoire présentée aux élus
Les tenues vestimentaires étaient plus décontractées qu'à l'accoutumée pour ce conseil communautaire placé en plein mois de juillet, dans la petite commune de Lhor. Pour l'ambiance, par contre, point de décontraction !
En effet, malgré le nombre conséquent de délégués présents, le quorum n'était pas atteint. Motif ? Certains élus, pour montrer leur désapprobation envers le Président qui n'avait pas inscrit la scission à l'ordre du jour, refusèrent de signer la feuille d'émargement.
Roland Geis, le Président de la CCS ouvre donc la séance et la clôt immédiatement après mais propose aux délégués d'entendre les rapporteurs du bureau d'étude Viaregio qui s'étaient déplacés pour présenter les résultats de leurs travaux : une étude de territoire commandée pour faire le point sur l'état de la CCS et tracer quelques perspectives d'avenir.
A 50 000 € l'étude, tout le monde accepta donc d'entendre les conclusions de messieurs Delaplace et Burckel. L'exposé débuta donc mais, faute d'avoir défini un mode de fonctionnement précis pour le bon déroulement de la séance, les deux hommes furent interrompus régulièrement et de façon parfois très virulente par les membres de l'assemblée.
Questions, remarques, attaques, les deux orateurs de Viaregio furent "secoués" tout au long de la soirée par certains délégués des cantons de Dieuze et d'Albestroff. Mais ils étaient semble-t-il, fort bien préparés, car ils tentèrent de répondre posément à l'ensemble des délégués. Tantôt avec diplomatie, tantôt de façon plus abrupte, ils répliquèrent à leur interlocuteurs.
On ne va pas entrer dans le détail ici de l'exposé fait par le bureau d'étude (le document devrait être prochainement rendu public) mais on peut le résumer ainsi :
La CCS, dont les frontières se confondent avec celles de l'arrondissement, jouit d'une tradition intercommunale forte. Ses élus ont toujours mis à profit les outils législatifs et règlementaires pour favoriser les démarches communautaires. Mais, sa taille, son administration, un manque évident de communication en interne, des choix d'investissements dispendieux, un manque de cohérence territoriale, perturbent son bon fonctionnement.
Les points positifs et les points critiquables de l'action de la CCS, dans tous les domaines de compétence ont été livrés aux délégués. Certains ont eu du mal à accepter les conclusions qu'ils trouvaient tronquées. Certains se sont réjouis qu'on conforte leur point de vue. Parfois, d'ailleurs, il s'agissait des mêmes délégués qui passaient ainsi de l'énervement au contentement. Les points qui appelèrent des réactions : les bâtiments relais, les multi-accueils, l'école de musique, Burthécourt,
Puis vint le moment du bilan financier. La CCS s'est trop endettée en 2007. Et, malgré une amélioration en 2009, les comptes restent fragiles. Pour se redresser, la CCS a deux solutions : augmenter les impôts et/ou accroître ses compétences pour bénéficier d'aides beaucoup plus étendues.
Après cette première étape, des propositions pour améliorer la situation de la CCS seront présentées aux délégués en octobre.
D'ici-là, la conjoncture communautaire aura peut-être évoluée. Un conseil est en effet prévu, le 20 juillet, au cours duquel la demande de retrait des communes des cantons de Dieuze et Albestroff sera soumise au vote.
Les élus, après cinq heures de réunion, se sont quittés en dégustant une collation offerte très gentiment par le maire de Lhor.



Commentaires
Par contre il a été clairement dit et répété que s’il y a scission, les problèmes seront reportés sur les deux nouvelles entités sans pour autant dégager de solutions.
Puisque nous en sommes à donner nos ressentis, j'ai le sentiment que nous avons assisté à une opération de charme de la part du maire de Dieuze envers les délégués du canton d'Albestroff
Dieuze y arrivera encore bien moins toute seule. Finalement ceux qui refusent la séparation lui rendent un grand service. Tout de même bien nerveux notre Fernand vendredi soir. On aurait cru voir un vieux fauve cerné par une meute de chasseurs.
Quand rien ne va plus, il faut savoir se faire aider.Même si ça coûte 50k€.En une soirée , cet exposé a ouvert les yeux à beaucoup d'élus sur beaucoup de choses. J'espère que le staf de la CCS va "en prendre de la graine" sur la manière de présenter les choses.
C'est une évidence, Mr le Maire de Dieuze n'est pas dans son meilleur rôle en bloquant depuis plus de 2 ans le fonctionnement de la CCS.
L'homme ne manque pourtant ni de qualités, ni de talents, mais son entêtement est entrain de ruiner une carrière qui avait été fulgurante et chanceuse.
Se souvient-on qu'il est devenu en peu de temps Maire de Dieuze, Conseiller Général, Président de la commission des finances de la Moselle, et Vice Président du Conseil Général, le tout sans la moindre opposition locale.
Il faut dire que l'homme sait s'imposer et ne tolère pas la moindre discussion.
Justement, l'enfant trop gâté (de la politique) ne ferait il pas ce que font tous les enfants gâtés en gaspillant le patrimoine familiale ?.
En fils ingrat ne serait il pas par ailleurs poussé par la volonté de tuer le père, son père en politique qui n'avait pas été ingrat avec celui qui avait su imposer aux Maires, qui n'en voulaient pas, la vaste communauté de communes du Saulnois.
La fin de la pièce est connue d'avance: le Préfet qui décide en dernier ressort ne va pas diviser un territoire alors que sa mission est de les rassembler.
Alors le temps n'est il pas venu de mettre fin à une farce qui commence à ennuyer par sa longueur, et qui ne fait plus rire, si ce n'est sur nous !
Bien Cordialement,
Bernard MOUCHOT
128 communes est-ce plutôt une force ou une faiblesse ?
30000 habitants est-ce plutôt une force ou une faiblesse ?
La Volonté, le Travail, la Camaraderie, l’Amitié, la Famille, les Enfants, sont-il plutôt une force ou une faiblesse ?
Notre grand et beau territoire, notre Histoire, sont-il plutôt une force ou une faiblesse ?
L’invective, la non-vérité, la haine, le silence, l’asservissemen t, la pression morale, électorale, professionnelle , le mépris, sont-il plutôt une force ou une faiblesse ?
Quel gâchis ! Toute cette énergie dépensée à ne rien faire ou pour la destruction, le sabordage… Alors qu’il faudrait construire, préparer un avenir positif pour nos enfants !
Que va-t-on leur laisser en héritage ?
Pensez vous qu’il serait illusoire d’imaginer qu’un jour, lorsque nous aurons tous reposé les pieds sur terre, que les Saulnoisiennes et Saulnoisiens que nous sommes, travailleront enfin ensemble pour des jours meilleurs ?
Le passé est nos racines et notre savoir, l’avenir n’est que l’expression de notre intelligence…
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