Crise à la CCS : le maire de Tincry prend la plume
"Aux membres de la Communauté de communes du Saulnois,
Je croyais que de guerre lasse une majorité se prononcerait en faveur de la partition des communes qui souhaitent se séparer de notre communauté. Il s’en est fallu de peu pour que les « oui » au départ l’emportent sur les « oui » au maintien du statu quo. Nous voici peut-être en présence d’un noyau dur insensible aux faux argu-ments et aux invectives.
Reprenant le débat de la salle je relève quelques « oui » significatifs que je vous livre :
* Oui, le vice président séparatiste a tenu un discours en rondeur qui garantit des lendemains partageux après la guerre fratricide. A voir !
* Oui, la démission du ou des vice présidents opposés au devenir commun, dont ils ont assuré les fondements, réclamée par une voix de la salle serait un signe fort. Décision risquée et courageuse qui cependant priverait son titulaire d’un emplacement de porte-voix !
* Oui, je le pense car on a dit le contraire, la communauté est une entité collective qui oublie les particularismes et les intérêts de clocher au bénéfice du groupe. Il est insensé de penser récupérer au centime près les impôts versés par les habitants de sa commune. Et pourquoi pas de l’Etat son morceau d’autoroute, une petite force de frappe, un bout de gendarme, un raton laveur entier !
* Oui, les instances dirigeantes de la communauté de communes, toutes tendances confondues, ont instauré lors des dernières élections une efficace machine à écarter la représentation de certains délégués connus pour leurs prises de positions déran-geantes.
* Oui, certains pensent que le blocage institutionnel actuel empêche de fait les avancées du déficit. Politique de gribouille !
* Oui, un oui indéfectible, à la communauté de communes du Saulnois.
M. le Président, sifflez la fin de la récréation et lors de la prochaine rencontre invitez la salle à lancer le papillon jaune que l’on agite pour vous approuver. Quel beau champ de coquelicots, dirait le poète. Mais ils sont rouges, répliquera le sot. Ah, mais non, moi , j’en ai des jaunes dans mon jardin.
Ferdinand Kohn, maire de Tincry."



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