Crise à la CCS : les sécessionistes repartent au combat
On les avait quittés groggy après le vote du dernier conseil communautaire. Alors qu'ils croyaient toucher enfin au but et gagner leur indépendance, leur sixième demande de retrait de la comcom avait été rejetée. On se demandait si ils retenteraient leur chance ou si, la lassitude aidant, ils relacheraient la pression sur le Président de la Communauté de communes du Saulnois.
Il n'aura pas fallu attendre longtemps la réaction des sécessionistes, au premier rang desquels Fernand Lormant et Antoine Ernst qui ont tout de suite remobilisé leurs troupes. Et les premières délibérations des conseil municipaux, demandant une septième fois le retrait, ne vont pas tarder à tomber sur le bureau de Roland Geis.
Les conseils qui délibèrent très bientôt :
Dieuze, Val de Bride, Bassing, Marimont-les-Bénestroff.




Commentaires
C’est le 6ème refus à la séparation de la C.C.S. Il convient enfin de respecter la démocratie. Cependant, la responsabilité de cette division incombe-t-elle à la gouvernance ?
il semble que la réflexion nécessite d’être élargie.
Lors de la mise en place des ComCom, personne ne s’est soucié de la différence spécifique entre les ComCom urbaines ou d’agglomération et les ComCom rurales.
En effet, les intercommunalit és urbaines ou d’agglomération ont un seul centre d’intérêt (bassin de vie) qui fédère logiquement ses habitants.
Les ComCom rurales comme la nôtre , qui est un cas d’école, comportent souvent plusieurs centres d’intétérêt (bassins de vie) qui, de fait, écartèlent ses habitants. Tout naturellement, dans le Saulnois, les habitants de Vibersviller ne s’intéressent logiquement que de loin à l’activité de la zone industrielle de Morville les vic et ceux de Bioncourt ne se préoccupent pas en premier lieu de la réussite de la zone de Francalstroff.
De ce point de vue, la compétence économique, bien qu’indispensabl e, n’est pas suffisante pour faire reconnaître la cohésion territoriale de notre ComCom. L’aménagement du territoire, deuxième compétence obligatoire, se traduit chez nous par le tourisme et la culture, qui n’intéresse actuellement qu’une partie du Saulnois.
A la réflexion, il semble qu’il eût fallu, à sa création, penser à compenser la forte superficie du territoire et la faible densité démographique de notre ComCom par des services spécifiques aux communes, qui sur le terrain, auraient fédéré les délégués élus des communes (souvent les maires) et démontré la nécessité de l’existence de notre intercommunalit é et lissé le déséquilibre qui existe entre bourg-centre et village.
Par ex : dans les villages, prendre en compte l’éclairage public ; le balayage, la réfection et l’entretien des centre-villages etc…
La prise de ces compétences au bénéfice des communes rurales aurait, à coup sûr, identifié la juste place de la ComCom sur le territoire et vraisemblableme nt permis l’adhésion des communes pour aboutir à un réel projet de territoire, plutôt que de développer cette situation malheureuse qui fait la part belle aux gesticulations d’intérêts de clocher, au détriment de l’intérêt général.
Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire !
Bernard KRIER
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