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Autrefois

Moyenvic autrefois : une image inédite de la rue du Pont

Une photographie et un dessin inédit, prêté gentiment par un collectionneur morhangeois,  de l'ancienne  rue du Pont à Moyenvic, lorsque le village était allemand, qui permettent de mieux connaître la cité moyenvicoise.

 

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Au premier plan, la fontaine du Beguin, et la rue de l'église. A l'arrière plan, quelques maisons ont survécu aux bombardements américains de 1944.

Cette voie a été rebaptisée rue de Metz.

 

Quand les Moyenvicois travaillaient à Bata.

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Au hasard des promenades dans la campagne mosellane, il arrive parfois que l’on découvre quelques perles architecturales qui méritent que l’on s’y attarde. Reflets d’une époque, témoins d’un passé plus ou moins proche, ils interpellent le passant. Et si, en cherchant un peu, on trouve un lien avec Moyenvic, alors il faut en faire un article pour Grain de sel.


A une vingtaine de kilomètres de notre village, entre les forêts et les cultures, semblant sortie de nulle part se dresse une improbable cité faite d’une multitude de bâtiments de briques rouges serrés les uns contre les autres. Un peu plus loin, juste derrière une petite bosse, apparaît l’usine.bata9


Il y a quelques années encore, chaque matin, à 6h, une trentaine de Moyenvicois prenait le bus pour cette usine. Créée là, près de Moussey, au hasard d’un repérage aérien, par Thomas Bata, industriel tchèque, en 1931, elle abrita pendant plus de 70 ans les chaînes de fabrication de millions de paires de chaussures.

Ce monsieur Bata, dont la cité ouvrière prit le nom, était un adepte d’une organisation autoritaire et paternaliste. On pourrait l’illustrer par ce slogan : "vivre, penser et travailler Bata" Le personnel était recruté localement et formé par l’entreprise. Bata fournissait les logements, l’épicerie, s’occupait des loisirs, organisait les fêtes, publiait ses journaux.

Terrains de sport, gymnase, piscine, écoles, église, médecins tout était siglé Bata.

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Aux petits soins pour ses ouvriers, l’entreprise attendait en retour un dévouement total. Pas un mot plus haut que l’autre, pas de revendication, silence total dans les rangs.

Mais le monde merveilleux de monsieur Bata s’est soudain écroulé pour les ouvriers lorsqu’en 2001, la direction décida de fermer l’usine. La belle organisation s’est alors fissurée et la course au profit a fait disparaitre les belles théories de management, l’esprit d’équipe et la grande famille. Les employés dévoués devenaient alors encombrants. En 2005, la liquidation définitive fut prononcée par le tribunal.bata15

De son côté, loin de la campagne mosellane, le groupe Bata est une multinationale très prospère. Il existe un Batawa au Canada et un Batanagar en Inde. La firme Bata emploie plus de 40 000 personnes dans le monde et dispose de 4 600 magasins. Le siège est à Toronto, c’est toujours un Bata (Thomas G.), petit-fils du fondateur, qui dirige le groupe. Sa devise est «People first», les gens d’abord…


Aujourd’hui, une trentaine de personne travaille pour Bata. Sous l’étiquette LPDE (Logistique du Pays Des Etangs) les employés trient les chaussures provenant des usines européennes du groupe et les envoient dans toute la France.

 

 

 

 

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La communauté de communes du pays des étangs a installé son siège au coeur de l'ancienne cité ouvrière.

Quelques entreprises se sont installées sur le site de l’ancienne usine :

PAAM industrie fabrique des bottes en polyuréthane

NTS (Nouvelles techniques du spectacle) fabrique les scènes de spectacle

Ecothermie 25G vend des fourneaux et des chaudières de granules

Procal fabrique des cartons

Archive éco stocke des documents administratifs

Zaffagni est un imprimeur apprécié

 

Un film, "Bienvenue à Bataville", réalisé par  François Caillat, retrace l'incroyable histoire du site

Article paru en 2009 sur Grain de sel.1

 

Moyenvic autrefois : 30 septembre 1918, la retraite allemande

moyenvic1918Alors que la première guerre mondiale n'est pas encore terminée, les soldats allemands s'apprêtent, ce 30 septembre 1918,  à quitter Medewich, notre village, qui faisait partie, rappellons-le, depuis quarante-sept ans, de l'Empire allemand.

Le 9 novembre, Guillaume II, l'Empereur abdiquera et l'armistice sera signée deux jours après par les généraux allemands, à Rethondes.

Ce n'est qu'après la signature du traité de Versailles, le 28 juin 1919, que l'Alsace-lorraine redevint française. Medewich........Moyenvic.

La photo prise  est extraite du livre de Vincent Hadot, Les cités du sel de Dieuze à Château-Salins, publié dans la collection "Mémoire en images" aux éditions Alan Sutton.

 

 

Moyenvic autrefois, la rue de Vic (suite)

En écho à l'article précédent, dans la rubrique Moyenvic autrefois, qui montrait une photo de la rue de Vic au début du XXème siècle, voici un autre cliché, pris plusieurs d'années plus tard, dans cette même rue.

On retrouve sur la droite de la chaussée, une maison fleurie qui était l'agence postale du village tenue par Madame Comte.

 

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Moyenvic autrefois : la rue de Vic en 1900

Le cliché est connu mais n'a pas été encore publié sur Grain de sel. La photo date du début du XXème siècle et présente la rue de Vic.

Malgré les bombardements de novembre  1944 et la destruction quasi-totale de Moyenvic, de nombreuses maisons existent encore. A vous de les retrouver sur cette image.

 

ruedevic

 
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