Une Moyenvicoise brûle les planches dans "La vie c'est ça ! "
Lundi, 26 Mars 2012 23:26
Une quinzaine d'étudiants de l'IUT Charlemagne de Nancy donnaient deux représentations théâtrales, à la MJC Pichon, ces lundi et mardi 26 et 27 mars, dans le cadre de leur projet tuteuré de deuxième année.
Un spectacle d'une heure trente composé de vingt scènes extraites de films ou de One man show très connus de tous : Les Bronzés, Le dîner de con, La cage aux folles, mais aussi, La fille sur le pont, La femme du boulanger, Quai des orfèvres, Hôtel du Nord ou Le mépris.
Bref une multitude de textes très différents les uns des autres mais avec pour point commun l'amour entre les êtres.
Parmi les étudiants, une Moyenvicoise, Adeline Fistarol qui prépare depuis plusieurs mois, avec ses collègues, cet important évènement.
Alors pour tous ceux qui n'auraient pas pu assister au spectacle, Grain de sel vous offre quelques clichés et quelques vidéos de la soirée.
Les acteurs : Adeline, Anne Laure, Bertrand, Gaëlle, Guillaume, Jean-Sébastien, Jenny, Jessica, Paul, Pierre, Sophie, Quentin, Jules et Cindy.
Aurore et Denise portent les nouvelles fraîches à Moyenvic
Mercredi, 14 Décembre 2011 14:58
Depuis novembre dernier, Denise Renard et sa fille Aurore Destenay distribuent, en remplacement de Véronique Giorgi, le quotidien régional dans les boîtes aux lettres de Moyenvic.
Une mission qui débute dès 3h30 du matin lorsque le livreur apporte, à leur domicile de Vic sur Seille, les nouvelles fraîches.
La tournée débute par Moyenvic. Une quarantaine de minutes pour déposer le Républicain lorrain dans une cinquantaine de foyers. (43 exemplaires les jours de semaine et 51 le dimanche).
Ensuite, la tournée se poursuit dans les villages de Salonnes, Chambrey et Château-Salins.
Physiquement éprouvant, le travail est financièrement peu intéressant. (~ 3 €/mois et par journal) Mais, comme le dit Denise, cela améliore un peu l'ordinaire.
En tout cas, ce service de portage est fort apprécié des Moyenvicois qui peuvent ainsi, en sortant du lit, prendre leur petit déjeuner tout en lisant la presse quotidienne.
Il y a tout juste deux ans, nous avions rendu visite à un Moyenvicois passionné par la restauration de motos anciennes. Impressionnés par la qualité de son travail et la beauté des machines, le portrait de Gilbert avait marqué les lecteurs de Grain de sel. Alors en entendant, récemment, le bruit des moteurs des dernières machines dans les rues du village, on n'a pas pu résister à la tentation de retourner dans l'atelier de notre mécano pour découvrir ses nouveaux petits bijoux.
C’est tout au fond du jardin de Gilbert, qu’il faut aller pour découvrir la passion du maître des lieux. Depuis huit ans maintenant, cet ancien technicien de maintenance des brasseries de Champigneulles s’est lancé dans la restauration d’anciennes motos. Un peu par hasard, il a, un jour, acheté une machine poussiéreuse et très rouillée. Après une centaine d’heures de travail, une solide organisation, une bonne dose de courage et surtout un talent indiscutable, il a transformé son engin en superbe moto de collection. Ce premier essai fructueux en a entraîné d’autres et petit à petit le garage s’est rempli.
Les noms des motos restaurées par Gilbert ne dira peut-être rien aux jeunes lecteurs de cet article, par contre les plus anciens ne resteront pas insensibles à l’évocation des marques des engins en question : Triumph, Terrot, Motobécane, Monet-Goyon ou BSA.
Après un premier nettoyage d’une nouvelle machine, il faut souvent chercher les pièces détachées parfois très rares. L’approvisionnement prend différentes formes : par catalogue, sur les bourses de pièces détachées moto, par le bouche à oreilles aussi. Ensuite a lieu l’assemblage dans le petit atelier au fond du jardin.
Lorsqu’il a terminé la remise à neuf du véhicule, parfois après un an et demi de travail (jusqu'à 460 heures) Gilbert enfile son casque et part tester la machine sur les routes du Saulnois. Le plaisir ultime est d’écouter le bruit du moteur si particulier de ces mécaniques anciennes.
Humble, Gilbert n’est pas fan des grands rassemblements des clubs de passionnés comme il en existe dans toute la France et il préfère échanger sur sa passion, avec quelques copains fidèles en toute intimité.
Alors, si vous entendez un jour dans les rues de Moyenvic, quelques pétarades surprenantes, ne vous bouchez pas les oreilles et surtout, ouvrez bien grands vos yeux, vous verrez certainement passer le trésor de Gilbert.
Pour relire l'article initial et retrouver les précédentes motos restaurées par Gilbert, cliquer ici sur Grain de sel 1, puis dans Portrait et enfin sur l'article "Motos de collection"
Anaïs est une Moyenvicoise singulière. Originaire d'Australie, âgée de huit ans, elle a été adoptée et coule des jours paisibles dans son quartier des Salines. Cette jeune habitante pousse parfois de forts cris stridents qui dérangent certainement le voisinage mais personne ne lui en veut. Anaïs est une femelle cacatoès à huppe jaune.
De la famille des perroquets, l'oiseau est appelé aussi cacatua galerita. Il mesure une cinquantaine de centimètres et pèse 850 g. Il a un plumage blanc et une huppe érectile jaune. Le dessous de ses ailes est jaune clair. Sa durée de vie est de 80 ans. Ses propriétaires lui donnent des graines, des céréales. Anais adore se faire caliner et prononce même quelques mots : son prénom surtout.
Elle vit en cage mais sort parfois pour évoluer tranquillement dans la pièce principale de la maison et vient se poser sur l'épaule de son maître à la recherche d'un peu de tendresse.
Un nouvel employé communal prend ses fonctions, ce mardi 5 juillet, dans notre commune. Jean-Louis Histrimont remplace ainsi Luc Lux dont le contrat aidé arrivait à son terme.
Embauché pour un an par les communes de Marsal, Lezey et Moyenvic, il partagera son temps de travail entre ces trois communes. Le lundi, mercredi et vendredi, il ira à Marsal, le jeudi à Lezey et le mardi à Moyenvic. Ses horaires : 8h à 12h et 13h à 16h.
Pour les habitants du village, Jean-Louis Histrimont n'est pas un inconnu. Il réside, en effet, à Moyenvic, depuis 2003. Agé de 45 ans, il est originaire de Val de Bride. Marié, père de quatre enfants, il habite dans le quartier des anciennes salines.
Boucher de formation, il a changé de voie après un licenciement économique et s'est reconverti dans la maçonnerie. Nouveau problème économique et nouveau changement d'orientation avec ce nouvel emploi.
On souhaite évidemment pleine réussite à Jean-Louis Histrimont dans ses nouvelles fonctions.
Lorsqu'elle écrivit son texte dans le cadre d'un devoir au cours de l'année scolaire, Mathilde ne se doutait pas qu'il serait mis en musique, interprété et gravé sur un disque au mois de juin. C'est pourtant ce qui est arrivé à cette jeune moyenvicoise de quatorze ans, élève de 4e, au collège La Passepierre, à Château-Salins.
Le texte en question évoque la vie d'un SDF qui s'interroge sur une société qui l'a relégué au rang de paria, où le système sans pitié broie inexorablement ceux qui trébuchent ou échouent.
Son professeur de musique au collège, Jonathan Bour, touché par le thème et la qualité des paroles posa des notes sur les mots de Mathilde. Très bon chanteur également, il proposa une interprétation à la jeune auteure. Cette dernière accepta et décida même de jouer le morceau au piano. Elève à l'école de musique de l'Albe et Seille depuis septembre dernier, Mathilde allait aussi jouer son oeuvre.
Après de nombreuses heures de répétitions, le morceau était présenté au public, une première fois jeudi 9 juin, dans le cadre du concert de fin d'année donné par les élèves du collège. Rebelote le lendemain, cette fois-ci au collège de Nomeny. Gros succès pour Mathilde et son prof. Ce dernier évoqua alors l'idée d'un enregistrement du morceau.
Et comme dans le Saulnois existe un studio d'enregistrement dans le village de Gremecey, rendez-vous fut pris avec Paul Kiss, le propriétaire du dit studio pour une séance d'enregistrement. Trois heures de travail, six ou sept prises, des arrangements, le mixage et le disque était prêt :
Adobe Flash Player non installé ou plus vieux que 9.0.115!
Avant que le disque ne se vende à plusieurs milliers d'exemplaires, on souhaite à notre Moyenvicoise d'écrire encore d'aussi jolis textes et enrichir ainsi un répertoire prometteur.
Mathilde et Jonathan Bour se produiront à la fête de la musique, mardi 21 juin, 20h30, salle polyvalente, à Château-Salins
On a plutôt l'habitude de la croiser dans Moyenvic partant en randonnée, on la connaît aussi très bien à Vic-sur-Seille où elle exerce la profession de psychologue clinicienne mais ce que l'on sait moins c'est la passion qui anime Michèle Pierre pour la chanson.
Enfant, avec son frère et ses sœurs, elle entendait souvent ses parents chanter à la maison. Mais c'est en accompagnant sa fille, Célia (future musicienne professionnelle), à la chorale du collège la Passepierre, la Salinoise, à la fin des années 80, qu'elle allait prendre conscience de son goût immodéré pour le chant. Elle entre donc à la Salinoise et donne ses premiers concerts, dans le Saulnois. L'activité lui apporte une telle énergie et un tel plaisir qu'elle décide de se perfectionner, en prenant des cours de chant, à Nancy et intègre ensuite un groupe de chant lyrique.
Et, l'an dernier, son frère Jean-Yves, lui propose de le rejoindre au sein d'un nouvel ensemble musical qui prendra donc le nom de « Juste pour le plaisir ». C'est avec cette formation, que notre Moyenvicoise (elle habite le village depuis 32 ans) vient de donner son deuxième concert, devant 170 personnes, ce samedi 15 janvier 2011, dans la cité des Évêques, au profit de l'association Arc en ciel, qui œuvre pour aider les enfants de l'IME de Vic à acquérir du matériel de jeux.
Plus d'une heure trente de chansons françaises interprétées avec ses deux partenaires chanteurs, Jean-Yves Gall, son frère et Gilles Rambour. L'accompagnement musical était assuré par Dominique Breda, organiste à l'église Saint-Léon à Nancy et professeur en Musicologie à l'université Nancy II. Leur répertoire ? Les grands classiques de la chanson française : Barbara, Ferré, Ferrat....mais aussi Julien Clerc, Michel Fugain ou Greame Allwright.
Le silence observé, tout au long du récital, dans la salle des Carmes, par le nombreux public de tous les âges, en dit long sur la performance musicale réalisée par le quatuor. Les artistes montaient sur scène alternativement, seuls, en duo ou tous les trois guidés par l'excellent pianiste. Les vingt-six chansons furent exécutées sans fausse note. Les spectateurs eurent droit à un rappel et les artistes à un tonnerre d'applaudissements.
Le groupe se produira prochainement Salle de la Foucotte, à Nancy, le dimanche 23 janvier et le samedi 5 février.
Quant à Michèle, lorsque vous la croiserez sur les chemins, tendez l'oreille et qui sait, l'entendrez-vous peut-être fredonner un petit air ?
Il a quitté Moyenvic, il y a longtemps déjà mais sa nouvelle passion, assez originale, méritait bien un petit coup de projecteur.
Stéphane Mathis a 39 ans et toujours la fibre très sportive. Ancien footballeur de l'US Moyenvic, puis des Vieilles tiges, il s'ennuyait un peu "sportivement" à Marange-Silvange, son lieu de résidence, à quelques kilomètres de Metz.
Après les quelques footing ou sorties à vélo avec sa petite famille, il sentait bien qu'il lui manquait quelque chose. C'est en emmenant ses enfants à la piscine que l'idée a germé. Quelques longueurs de bassin plus tard, il a décidé de méler ses trois pratiques sportives : natation, cyclisme et course à pied et est devenu...un triathlète.
Il suffisait ensuite de trouver, dans la région, des compétitions qui lui permettent de se mesurer à d'autres amateurs. Il participa donc pour sa première année aux triathlons de Metz, Xonrupt, Gérardmer et Epinal. Des "petits triathlons" : 500 m dans l'eau, 20 km à vélo et 10 km à pied. Les sensations étaient exceptionnelles.
Stéphane a adoré. L'excellente ambiance d'abord entre triathlètes. Les transitions ensuite, passer de nageur à cycliste, de cycliste à coureur, tout cela le plus rapidement possible, tout en gardant sa concentration et en dosant avec le plus de précision ses efforts. Seul bémol, la nage. Le plus souvent la moins appréciée des disciplines par les triathlètes. On prend des coups, on ne voit pas le fond (lac) et on avance un peu à l'aveuglette avoue Stéphane qui a pourtant, petit à petit, appris à dominer son appréhension dans le bassin.
Cette année, il se réinscrit dans les différentes compétitions citées ci-dessus mais il va certainement tenter de passer aux épreuves plus longues : 1000 m dans l'eau, 40 km en vélo et 20 km de course.
On va donc suivre avec attention la saison de triathlon en Lorraine à la recherche de la performance de notre "Moyenvicois" à qui l'on envoie tous nos voeux de réussite.
HG distribution : une nouvelle entreprise s'installe à Moyenvic
Samedi, 04 Septembre 2010 12:13
A soixante-et-onze ans, on aurait pu penser que les activités traditionnelles d'un retraité suffisaient au bonheur d'Hubert Gillet. Entre le jardinage, s'occuper de ses petits enfants, ses actions au sein de diverses associations, les sorties dans la région, l'emploi du temps était déjà chargé.
Mais le bonhomme est hyper actif et fourmille d'idées. Dernière en date, la création d'une entreprise. Ancien boucher, 40 ans de métier, il se lance dans la distribution de produits fumés vosgiens en tant qu'auto-entrepreneur.
Le fumé vosgien jouit d'une réputation exceptionnelle. C'est grâce au bois de sapin des grandes forêts des Vosges et de façon traditionnelle que le lard, les saucisses, les jambonneaux, les échines, les palets, les fuseaux mûrissent lentement. Quant à l'andouille du Val d'Ajol, elle préfère le bois de hêtre.
La nouvelle entreprise moyenvicoise s'appelle HG Distribution et se fournit auprès d'un des plus sérieux producteur de charcuterie vosgienne. D'autre part, et l'information est d'importance, la majorité des produits vendus par Hubert possèdent le label Vosges terroir.
Pour vendre ses produits, HG Distribution a fait imprimer plusieurs centaines de tracts qui seront distribués dans la région. pour ajouter au sérieux de l'entreprise, HG Distribution possède également un site Internet équipée d'une boutique en ligne opérationnelle.
L'entreprise compte également sur les foires locales pour écouler ses marchandises ainsi que sur le bouche à oreille. Sur la foire commerciale de Château-Salins le samedi 4 septembre, elle sera également à Dieuze, le vendredi 17 septembre.
La livraison de la charcuterie est assurée par HG Distribution sur un secteur allant de Delme à Sarrebourg sur un axe Nord-Sud et de Fénétrange à Bouxière-aux-Dames sur un axe Est-Ouest. Toute commande prise avant mardi 19h sera livrée le vendredi suivant.
Grain de sel souhaite une totale réussite à HG Distribution, de nombreux clients et surtout de garder cette énergie positive si vitalisante.
Artiste belge réputé, Valéry Van Impe est un personnage bien connu dans le Saulnois. Pendant une quinzaine d'année, il a animé, chaque été, des ateliers de sculpture, à Marsal puis à Haraucourt sur Seille, pour des centaines d'élèves passionnés. Aujourd'hui, il donne des cours de peinture à Marsal et vient de réaliser une copie d'un bas relief gallo-romain destinée à la table d'orientation qui sera installée prochainement sur la côte Saint-Jean.
Initialement professeur de menuiserie dans les Lycées professionnels en Belgique, il profite de ses loisirs pour donner libre cours à ses talents artistiques. Il sculpte, peint et souhaite rapidement transmettre son savoir à ses élèves. Il devient professeur d'art décoratif et organise de nombreux stages pour ses étudiants.
C'est ainsi que débutent ces formations dans notre région, où il possède une maison familiale, destinés en premier lieu à des stagiaires venus d'outre-Quiévrain. Mais Valéry et son épouse accueillent bien vite les locaux qui passent ainsi des vacances culturelles dans leur propre village.De très nombreux Marsalais, Mulcéens, Vicois, Haraucourtois travailleront ainsi le bois ou la pierre en suivant les conseils de Valéry.
Ce dernier poursuit parallèlement ses travaux et multiplie les expositions. 350 à ce jour. La dernière en date se déroule du 1er au 30 juin à l'Hôtel de ville de Baccarat dans le cadre de la manifestation "Le bois, source de vie".
C'est une bien triste nouvelle que nous avons apprise ce matin avec le décès de Georges Munsch, à l'age de 85 ans. Cette grande figure de Moyenvic emporte avec lui une partie de l'histoire du village, des anecdotes croustillantes et surtout une gentillesse de tous les instants.
J'ai passé d'agréables moments avec Georges, notamment pour écrire cet article rendant hommage au couple qu'il formait avec Renée, son épouse et je vous propose de le republier aujourd'hui dans son intégralité.
Une mémoire moyenvicoise
(article publié sur Grain de sel.1, le 8 janvier 2008)
Ils fêteront leur 60 ans de mariage cette année, participant à toutes les manifestations organisées dans la commune, leurs silhouettes sont familières à tous les Moyenvicois. Georges et Renée Munsch se régalent lorsqu’on leur demande de raconter leur belle histoire, liée depuis le tout début à notre village.
Renée est née en 1924 à Moyenvic, Georges plus jeune d’un an, natif du village voisin de Salonnes, y est arrivé à l’âge de 8 ans.
Ils ont tous les deux usés les bancs de l’école communale, sous l’autorité très marquée de Monsieur Lang, pour Georges, et des religieuses pour Renée. Georges obtiendra son certificat d’étude en 1937.
Leur jeunesse, banale pour les enfants nés à cette époque dans les campagnes, fut rythmée par les travaux agricoles et les jeux avec les copains. Certains parfois très pittoresques. voir Vidéos de janvier
Renée aidait sa mère dans les soins à apporter aux quelques animaux qu’ils possédaient (vaches, cochons, canards, oies, lapins..) mais également dans les champs de tabac ou les houblonnières. Quant à Georges, c’est dans les exploitations agricoles qu’il occupait son temps libre.
Cette vie simple et joyeuse allait être brutalement interrompue par la folie nazie.
En juin 1940, les Allemands entrent dans Moyenvic. Pendant cinq mois, une cohabitation très particulière se met en place. Pour les adolescents que sont Renée et Georges, l’insouciance d’avant guerre a laissé place à une vie moins légère et plus surveillée.
Georges, alors âgé de quinze ans, s’occupera même des fermes Mathis et Ronfort, après le départ de leur propriétaire, dirigeant seul un attelage de 6 chevaux pour labourer les parcelles.
De temps en temps, il ramasse avec ses camarades quelques armes abandonnées, perdues par les soldats. Cela a d’ailleurs failli lui coûter très cher. Dénoncé par un habitant de Moyenvic, il fut, en octobre 1940, arrêté par les Allemands et sommé de donner un revolver trouvé quelques jours auparavant. Interrogé à la Kommandantur (bâtiment des salines) il prétendit avoir jeté l’arme dans la Seille. Les Allemands l’obligèrent à plonger. Il simula alors la noyade et fut libéré quelques instants après. Quant à l’arme, elle était bien cachée dans les débords de toit de la maison des Ronfort. L’évènement avait ému tout le village et on avait même craint pour sa vie.
Renée, avec deux de ses amies, s’habillait souvent de bleu, de blanc et de rouge pour provoquer, a leur manière l’occupant. Petit acte de résistance passive.
En novembre 1940, les Moyenvicois seront expulsés dans le Midi, dans la région du Lauragais. Renée se retrouve dans le village de Gardouche et Georges à Cessalle.
Tour à tour bûcheron, maçon, mécanicien, Georges, entrera dans le cadre du STO (Service du Travail Obligatoire) au Chemin de fer à Toulouse. Pour quelques semaines seulement car il décide alors de rejoindre le Maquis. Il s’engage dans le Corps franc Pommiès (Organisation de résistance de l’armée, unité des FFI). Le 6 juin 1944, le Commandement Français de Londres donne l’ordre de passer à l’insurrection générale ; les quelques 3 000 combattants du Corps Franc Pommiès lancent la guérilla contre l’armée allemande ; l’insurrection générale est lancée sous l’autorité du Colonel RAVANEL, responsable du Sud-Ouest. Au cours des combats Georges sera blessé, à la jambe, lors d’une bataille dans les Vosges, au Thillot. Le 21 avril 1945, au sein du Corps Franc Pommiès, devenu 49 Régiment d’Infanterie, il prendra Stuttgart, objectif final de la mission.
Démobilisé en 1945, il rentre à Moyenvic en mars de l’année suivante. En juillet 1946, il se verra proposé un poste à la SNCF à Toulouse. Commence alors une belle carrière de cheminot. Contrôleur de sortie des machines, mécanicien d’entretien, responsable technique de train, sa polyvalence et ses qualités seront reconnues par tous ses chefs de service. Il obtiendra rapidement sa mutation en Lorraine pour se rapprocher de sa femme, épousée en octobre 1948 à Moyenvic.
Blainville, Frescaty, Montigny et Nancy verront passer Georges Munsch. Il parcourra dans la dernière partie de sa carrière la France entière en tant que responsable technique de train quittant régulièrement le domicile pour plusieurs jours au grand dam de son épouse.
Le 1er mars 1981, après plus de 39 ans de bons et loyaux services, il prendra sa retraite pour le plus grand plaisir de Renée.
Il s’engagera ensuite dans la gestion de la commune en devenant conseiller municipal, puis adjoint pour devenir, en 1989, Maire du village.
Depuis la fin du mandat de Georges, en 1995, le couple Munsch est toujours très occupé par les travaux de jardinage, le bricolage, les causeries entre amis. Et même si la démarche est moins assurée qu’autrefois, on les voit régulièrement dans le village, assistant aux conférences, aux repas, aux fêtes organisés par les associations locales. Leur joie de vivre, leur bonne humeur sont de jolies bouffées d’optimisme pour qui a la chance de les côtoyer.