Cure de jouvence pour vieilles motos
Il y a tout juste deux ans, nous avions rendu visite à un Moyenvicois passionné par la restauration de motos anciennes. Impressionnés par la qualité de son travail et la beauté des machines, le portrait de Gilbert avait marqué les lecteurs de Grain de sel. Alors en entendant, récemment, le bruit des moteurs des dernières machines dans les rues du village, on n'a pas pu résister à la tentation de retourner dans l'atelier de notre mécano pour découvrir ses nouveaux petits bijoux.
C’est tout au fond du jardin de Gilbert, qu’il faut aller pour découvrir la passion du maître des lieux. Depuis huit ans maintenant, cet ancien technicien de maintenance des brasseries de Champigneulles s’est lancé dans la restauration d’anciennes motos.
Un peu par hasard, il a, un jour, acheté une machine poussiéreuse et très rouillée. Après une centaine d’heures de travail, une solide organisation, une bonne dose de courage et surtout un talent indiscutable, il a transformé son engin en superbe moto de collection. Ce premier essai fructueux en a entraîné d’autres et petit à petit le garage s’est rempli.
Les noms des motos restaurées par Gilbert ne dira peut-être rien aux jeunes lecteurs de cet article, par contre les plus anciens ne resteront pas insensibles à l’évocation des marques des engins en question : Triumph, Terrot, Motobécane, Monet-Goyon ou BSA.
Après un premier nettoyage d’une nouvelle machine, il faut souvent chercher les pièces détachées parfois très rares. L’approvisionnement prend différentes formes : par catalogue, sur les bourses de pièces détachées moto, par le bouche à oreilles aussi. Ensuite a lieu l’assemblage dans le petit atelier au fond du jardin.
Lorsqu’il a terminé la remise à neuf du véhicule, parfois après un an et demi de travail (jusqu'à 460 heures) Gilbert enfile son casque et part tester la machine sur les routes du Saulnois. Le plaisir ultime est d’écouter le bruit du moteur si particulier de ces mécaniques anciennes.
Humble, Gilbert n’est pas fan des grands rassemblements des clubs de passionnés comme il en existe dans toute la France et il préfère échanger sur sa passion, avec quelques copains fidèles en toute intimité.
Alors, si vous entendez un jour dans les rues de Moyenvic, quelques pétarades surprenantes, ne vous bouchez pas les oreilles et surtout, ouvrez bien grands vos yeux, vous verrez certainement passer le trésor de Gilbert.
Pour relire l'article initial et retrouver les précédentes motos restaurées par Gilbert, cliquer ici sur Grain de sel 1, puis dans Portrait et enfin sur l'article "Motos de collection"



Commentaires
A quand un musée à Moyenvic ?
S’abonner au flux RSS pour les commentaires de cet article.